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Avec énergie, volonté, justice, solidarité et enthousiasme, agissons ensemble pour Confolens demain.
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UN «COMMANDO ÉCOLO» INVESTIT ANSAC-SUR-VIENNE
Des agriculteurs ont pris possession de la ferme du Chêne à Ansac-sur-Vienne. Un lieu où Edisit a un projet de centre d'enfouissement
Il y a déjà les chevaux de trait, un âne, une vingtaine de chèvres. Le chien ne devrait pas tarder, de même que la poule et ses poussins. Sur le côté de la maison, le roncier a cédé la place à un potager et le puits a maintenant de quoi respirer. Dans les champs alentour, la terre est fraîchement retournée.
«Samedi, il y avait cinq tracteurs ici.» Le sourire aux lèvres, les nouveaux occupants «sauvages» de la ferme du Chêne à Ansac-sur-Vienne et de ses cinquante-cinq hectares, sont contents de leur coup. Hier encore, le tracteur d'un agriculteur voisin tournait. Cette fois pour semer du tournesol bio, sur 3 ou 4 hectares supplémentaires. Une façon de montrer à la presse, aux voisins, aux amis, aux élus et aux militants réunis hier sur place que leur volonté de s'enraciner est réelle.
Virginie Filleul et son compagnon Laurent Fouquet, Hervé Legrand sont tous trois de jeunes agriculteurs en quête de terres à exploiter. «C'est tout de même dommage que des terres agricoles restent en friche, ne soient pas exploitées depuis six ans, alors que nous, nous n'arrivons pas à nous installer», souligne Virginie Filleul qui n'a pas oublié de faire référence au code rural. «C'est vraiment la disponibilité des terres qui nous a fait venir», affirme-t-elle. Même si personne n'est dupe. Leur occupation est un bon moyen de s'opposer au projet de centre d'enfouissement de déchets industriels banals de la société Edisit. Un projet toujours en cours d'instruction pour lequel une décision devrait intervenir en septembre prochain, après un nouveau délai accordé par le préfet. En attendant, Edisit a loué les lieux à une association de chasse de Haute-Vienne.
Des cultures bio contre une décharge
«On préfère voir ici des agriculteurs qui vont labourer la terre, qui vont faire vivre des gens, qu'une décharge», s'enthousiasme Gérard Petit, président de Cigale (Comité d'informations des générations à venir libres de leur environnement).
Dès qu'il a été informé de l'action du «commando écolo», il est venu leur apporter son soutien. Même réaction du côté des agriculteurs du coin venus en force aider à l'installation. Et tous ne font pas forcément partie de la Confédération paysanne.
L'organisation agricole, toujours au premier rang des luttes pour la défense des agriculteurs, était bien présente, le plus officiellement possible, aux côtés des «occupants» qui se sont baptisés «La tribu des pas fous en Confolentais». Au premier rang de la Confédération, la vieille garde des grands combats: Yves Manguy, André Puygrenier...
Dans cet élan, les élus n'étaient pas en reste. Maires, adjoints ou conseillers municipaux de Confolens, d'Ambernac, d'Ansac, de Hiesse, de Lessac, d'Alloue étaient là. Même l'association voisine Rapasse (Rassemblement des amis de la protection en amont du Son, de la Sonnette et de son environnement) de Saint-Laurent-de-Céris, ravie d'être venue à bout d'un autre projet de centre d'enfouissement sur sa commune, avait fait le déplacement. «On a devant nous des gens volontaires, avec un projet qui demande peu de moyens. Ils sont prêts à payer un loyer, ils acceptent le bail de chasse… On a tout de suite été séduits par le projet», affirme Pascal Laurent, porte-parole de la Confédération paysanne.
Un projet original qui, l'affirment les trois agriculteurs, ne nécessiterait qu'une dizaine d'hectares. «On lance d'ailleurs un appel. Si d'autres veulent nous rejoindre, il y a de la place pour quatre ou cinq exploitations», estiment Virginie Filleul et Laurent Fouquet. Leur projet à eux est bio, avec utilisation de chevaux de trait, de vente à la ferme, au panier… Un paysan boulanger du sud Vienne est intéressé par le blé bio qui pourrait être produit ici et dont il a besoin pour faire son pain. «On n'arrive pas à produire tout le blé dont on a besoin», explique Daniel Julien de Linazay.
Virginie Filleul et son compagnon avaient trouvé, en avril dernier, un hectare cultivable à Alloue. «Ce n'est pas viable.» Hervé Legrand, éleveur de chèvres poitevines, n'avait qu'une solution de repli près de Melle. «Notre projet agricole dérange certains organismes agricoles. On ne veut pas demander les aides de l'Etat. Du coup, on n'est pas prioritaires dans l'achat de terres», poursuit Virginie Filleul.
Edisit fait grise mine
Du côté d'Edisit, on fait plutôt grise mine. «Des gens sont venus chez nous, ont cultivé les terres, ont changé les serrures, se sont installés… On est dans un état de droit, on est allé à la gendarmerie, on a porté plainte», explique Stéphane Lagarde d'Edisit. Il a rencontré hier matin les occupants du Chêne.
«On va laisser ça à la justice», se contente-t-il d'ajouter. «L'entretien s'est bien passé», confirme Virginie Filleul. Ce ne fut pas le cas semble-t-il avec l'association de chasse qui loue les lieux à Edisit. La rencontre de la veille avait été, elle, plutôt tendue. Hier d'ailleurs, la gendarmerie de Confolens veillait, en cas de nouvelle confrontation, pour prévenir tout dérapage.
Dans la foule, des personnes venues soutenir la cause, Guy Moynard avait le sourire. Cet agriculteur d'Ansac avait apporté ses chevaux, pour faire nombre. Il avait exploité le Chêne durant cinq ans, avant d'en être expulsé il y a trois ans. «Je suis solidaire», lance-t-il, comme une revanche.
LE CONFOLENTAIS DRESSE UN MUR D'EAU CONTRE LES DÉCHARGES
Une étude précise sur l'état de l'eau dans le Confolentais est dévoilée ce soir à Ansac. Un rapport qui peut se révéler être un bouclier contre les projets de décharges
Défenseur de l'eau et opposant acharné aux projets de décharges sur sa commune, Serge Boudesseul est à l'origine de ce référentiel sur l'eau
C'est à la suite des conclusions d'un rapport hydrologique que le projet de décharge à Saint-Laurent-de-Céris a été abandonné, en mars dernier. Autant dire que la réunion sur la qualité de l'eau dans le Confolentais, organisée ce soir à la salle du temps libre d'Ansac, pourrait revêtir une importance quasi capitale, alors que deux projets sont toujours dans les cartons, sur la commune. Un groupe d'agriculteurs vient d'ailleurs de prendre possession des lieux pour s'y opposer à leur manière.
Serge Boudesseul, le nouveau maire de la commune et vice-président du syndicat d'eau potable du Confolentais, se refuse publiquement à lier le problème de l'eau et celui des décharges. Du moins pas directement. «Cette étude était dans les tuyaux, affirme-t-il, bien avant que n'intervienne la décision d'abandonner tout projet de décharge à Saint-Laurent- de-Céris. On voulait un référentiel sur la qualité des eaux. Comme ça, si un jour on avait un problème, on aurait un point de départ. Et on voulait que ça soit fait par des services qui ont les compétences.» Cette étude couvre l'ensemble du Confolentais puisque onze prélèvements différents ont été faits sur cinq communes du secteur: Ambernac, Alloue, Confolens, Hiesse, et bien sûr Ansac. «Il y a de l'eau partout, ici. Et si un jour elle est polluée, comment fait-on ?» s'interroge ce militant de l'environnement, opposé à tout projet de centre d'enfouissement.
Des sites de prélèvements stratégiques
Financée à parts égales par le conseil général et la communauté de communes du Confolentais, cette étude a été réalisée par le laboratoire départemental. Coût de l'opération, environ 16.000 euros.
A l'origine, Serge Boudesseul s'est appuyé sur les avis de deux experts: Michel Benest, un docteur en géologie de Benest, a apporté bénévolement ses connaissances. L'autre expert est le spécialiste en hydrogéologie du conseil général, Patrick Feytis. Ils ont notamment pointé les points de prélèvements. «Ce sont eux qui nous ont dit que, s'il y avait un jour une pollution, au Chêne et à Bois-Lascaud (les deux sites retenus pour d'éventuelles décharges NDLR), elle apparaîtrait à ces endroits», poursuit Serge Boudesseul. Lui-même n'a pas les résultats officiels. Il les découvrira ce soir. Mais il sait déjà qu'ils sont bons.
Ce qui le conforte dans l'idée qu'il faut tout faire pour préserver cette ressource. «Ça serait dommage de saccager ces deux endroits, où on est sûr qu'il y a de l'eau. La raréfaction de l'eau dans notre secteur n'est pas encore un souci majeur, mais il y a des endroits, pas loin d'ici, où c'est le cas», martèle l'élu d'Ansac. «Si on veut une ressource en eau de qualité, et en quantité suffisante, c'est aujourd'hui qu'il faut s'en préoccuper.»
Une préoccupation qui dépasse de loin sa propre commune. Et même cette étude sur le Confolentais. Depuis trois ans, Serge Boudesseul est membre titulaire du Syndicat de gestion et d'aménagement des eaux (Sage) du bassin de la Vienne. Un organisme qui regroupe trois régions, six départements et pas moins de 310 communes, dont vingt-trois de Charente. Le Sage devrait se saisir de cette étude.
«Tous les problèmes d'environnement m'intéressent», poursuit Serge Boudesseul. «L'eau, pour les générations qui suivent, sera un problème bien plus important que les ressources en pétrole pour nous. L'eau, on ne pourra jamais s'en passer.»
L'enquête sur l'eau lancée par le ministre Jean-Louis Borloo, les différentes alertes sur l'environnement sont autant d'éléments qui confortent Serge Boudesseul dans sa démarche. Il se refuse à ne voir dans cette étude qu'un bouclier anti-décharge. Il est certain en revanche qu'elle constitue un des éléments déterminants d'une solide armure.
Philippe ANDRÉOULIS Charente libre du 11.06.2008
Service minimum dans les écoles: l'UMP appelle ses élus à se mobiliser
L'UMP a appelé dimanche ses élus locaux à "soutenir la mise en place du service minimum d'accueil lors de la grève du 15 mai dans le primaire" dans leurs collectivités, comme l'a demandé samedi le ministre de l'Education Xavier Darcos.
Le parti présidentiel souligne que les élèves "auront déjà eu beaucoup de jours fériés et de ponts, il est dans leur intérêt de ne pas subir une journée de plus loin de l'école" et que les parents, face aux problèmes de garde "ne peuvent être pénalisés une journée de plus", dans un communiqué signé d'un de ses porte-parole, Frédéric Lefebvre.
Une première expérimentation de ce système, qui consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur salaires des grévistes, avait été réalisée lors de la précédente journée de grève unitaire le 24 janvier.
De nombreuses mairies dirigées par la majorité avaient alors mis en place des systèmes d'accueil, tandis que nombre de municipalités de gauche avaient refusé, estimant que cela reviendrait à mobiliser leurs fonctionnaires municipaux contre un mouvement de fonctionnaires nationaux.
Initialement prévu pour entrer en vigueur à la rentrée 2008, le SMA avait finalement été expérimenté dès janvier 2008 dans des écoles primaires d'environ 2.000 communes selon le ministère.
Xavier Darcos a annoncé samedi, devant les parents d'élèves réunis au congrès de la Peep, vouloir poursuivre l'expérimentation du service minimum d'accueil le 15 mai, jour de grève des enseignants, une décision vivement critiquée par les syndicats du primaire.
Que va t'il se passer dans les écoles de Confolens ce jeudi 15 mai 2008?

Le préfet refuse « la pression des pancartes »
Le conseil départemental de l'Éducation nationale n'a pas pu se tenir hier après-midi
Un comité d'accueil attendait de pied ferme le préfet de la Charente François Burdeyron, à l'IUFM d'Angoulême. Le représentant de l'État devait y présider le Conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN). Le comité en question était composé d'une douzaine, tout au plus, de représentants des syndicats enseignants, des parents d'élèves et du Collectif services publics de la Charente.
« Si vous ne sortez pas? » Un accueil pas du tout, mais alors pas du tout, au goût du préfet. Celui-ci, après avoir salué d'un jovial « bonjour » les membres du CDEN et les « manifestants », est allé prendre place, aux côtés de Jean-Pierre Denieul, représentant Michel Boutant. Sans même ouvrir ses dossiers, il s'est adressé à la salle : « Je ne préside pas une réunion sous la pression des pancartes ! ». « Je demande aux personnes qui ne sont pas membres du conseil de sortir. Si vous ne sortez pas, le CDEN ne se tiendra pas ». Une tentative de prise de parole avortée par le préfet, quelques regards échangés parmi les manifestants. François Burdeyron a tenté de les rassurer. « La Charente est le département de l'académie dont le taux d'encadrement est le plus élevé », a-t-il dit avant de lancer un ultimatum. « Je vous donne une minute ». Pas une personne n'a quitté la salle. Le préfet Burdeyron, si. Suivi des membres du CDEN.
Ce dernier devait valider les annonces de fermetures et maintiens de classes en Charente à la rentrée prochaine. Un sujet sensible, s'il en est. Une carte scolaire qui s'annonçait moins « catastrophique » selon le syndicat des enseignants UNSA, avec une dotation de trois postes qui rompt avec les suppressions des années précédentes. Sans toutefois lever les inquiétudes des parents, des enseignants et des syndicats qui réclament une réflexion globale sur la carte scolaire.
Sud Ouest.fr
L’intercommunalité, plus de pouvoirs et plus d’opacité
Tandis que les intercommunalités progressent et que leurs compétences s’élargissent (urbanisme, développement économique et souvent aussi habitat, voirie, déchets), leur déficit démocratique apparaît de plus en plus criant. Obligation de parité : zéro. Représentation de l’opposition : optionnelle. Et élection du puissant président dans un deuxième temps, par les délégués des communes.
Le socialiste Jean-Pierre Balligand, vice-président de l’ADCF, avait proposé son élection au suffrage universel direct. Trop hardi sans doute. L’ADCF demande qu’au minimum les futurs délégués soient signalés aux électeurs sur les listes qui se présentent aux municipales. De sorte que le citoyen sache qu’il vote pour les deux. Et que certaines têtes de listes visent plus haut que la mairie.