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Madeleine NGOMBET Avec énergie, volonté, justice, solidarité et enthousiasme, agissons ensemble pour Confolens demain. confolens2008@orange.fr

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Le LARZAC en Charente Limousine (Suite ou Epilogue)

Par Madeleine NGOMBET :: 08/07/2008 à 15:40 :: Actualite locale

 

 

Une soixantaine de gendarmes déloge les occupants du Chêne
 
 
 
 
Une soixantaine de gendarmes a délogé les huit occupants de la ferme du Chêne à Ansac ce lundi matin.
 
Aux alentours de 6 heures, les forces de l'ordre sont arrivées sur lieux de la ferme occupée depuis le 7 juin dernier. Pris de cours par l'intervention, les occupants n'ont opposé aucune résistance. Ils n'ont même pas eu le temps de s'enchaîner à des pieux de béton comme il l'avaient prévu.

Un peu plus d'une heure plus tard, ils étaient partis, emmenant avec eux leurs effets personnels et leurs animaux. Peu de personnes sont venues apporter leur soutien aux occupants. La chaîne téléphonique qu'ils avaient tenté de mettre sur pied n'a pas fonctionné. Le maire d'Ansac est tout de même venu prêter main forte vers 8h30 mais les forces de l'ordre ne lui ont pas permis d'accéder au site.

Après leur départ, les occupants se sont ensuite installés sur un terrain situé sur la commune d'Alloue appartenant à Virginie Filleul et Laurent Fouquet, deux des trois occupants originels de la ferme du Chêne.
Du côté de la préfecture, on se félicite du bon déroulement de l'intervention.

 

Charentelibre.com

 

 


Le LARZAC en Charente Limousine (Suite du feuilleton)

Par Madeleine NGOMBET :: 02/07/2008 à 15:47 :: Actualite locale

 

 

Le LARZAC en Charente Limousine (Suite du feuilleton)

 

 

 

Ils avaient du soutien dans la salle des pas perdus du tribunal d'Angoulême. Les 3 occupants de la ferme du Chêne à Ansac ont au moins acquis l'agrément de la population d'Ansac. Depuis le 7 juin, ils ont pris leurs quartiers dans cette propriété appartenant à Edisit. La société a un projet de centre d'enfouissement. Pour l'instant bloqué par le plan d'occupation des sols de la commune. Hier, Edisit a demandé, en référé, au tribunal d'Angoulême, d'ordonner l'expulsion de squatteurs.
Dans la salle d'audience, Stéphane Lagarde, le directeur d'Edisit en Charente semblait bien seul, entouré de son avocate et du président de la société de chasse titulaire d'un bail pour taquiner le gibier sur le terrain. En face, des membres de la confédération paysanne, des voisins et des opposants au projet étaient en rang serré pour tenter de légitimer la présence de ces cinq jeunes agriculteurs.
Entre fermeté et apaisement, le juge des référés a choisi, dans cette affaire de l'occupation de la ferme d'Ansac-sur-Vienne, la seconde solution. Par son ordonnance, il donne raison à la société Edisit, propriétaire de la ferme, et à ses locataires, une association de chasseurs. La décision impose à Virginie Filleul, Laurent Fouquet et Hervé Legrand, qui ont pris possession des lieux il y a douze jours, de quitter la ferme d'ici huit jours (jeudi prochain) sous peine d'une expulsion, «avec le concours de la force publique si besoin est» précise l'ordonnance déposée au greffe.
À compter de cette date, les trois agriculteurs devront payer une astreinte provisoire de 300 euros par jour de retard. Leur demande d'autorisation de procéder aux récoltes des parcelles qu'ils ont déjà ensemencées a, par ailleurs, été rejetée.
Une procédure complexe
Depuis le début du conflit, les jeunes fermiers et leur avocate, Me Courtin, mettent en avant l'article L125-1 du code rural qui permet d'occuper des terres agricoles non exploitées depuis plus de trois ans. L'ordonnance d'hier précise que cet article impose une procédure administrative complexe que les occupants n'ont pas respectée. A savoir prévenir en tout premier lieu le préfet qui se charge ensuite d'avertir le président du conseil général, lui-même devant reconnaître l'état d'inculture des terres.
«C'est une décision très satisfaisante. La justice reconnaît le droit essentiel de la propriété. Et elle respecte la partie adverse puisqu'elle lui accorde un délai de huit jours», s'est réjouie Me Robin-Roques, avocate d'Edisit et des chasseurs. Qui n'a cependant pas vu ses demandes acceptées: elle réclamait une expulsion sous une heure et une astreinte de 1.000 euros par jour.
Venus au tribunal accompagnés de quelques collègues fermiers, les trois occupants ont pris la décision avec calme. «C'est un peu décevant. Plein de choses n'ont pas été prises en compte, en particulier le projet mené par Edisit d'installation d'un centre d'enfouissement de déchets», a réagi Laurent Fouquet. Lui et ses «néo-colocataires» ont décidé de rester pendant les huit jours. «De toute façon, nous allons en discuter, nous avons une semaine pour nous décider», poursuit-il. Et après? «On ne sait pas encore. Nous ne sommes pas très riches, mais ce n'est pas une question d'argent. C'est une question de conviction et de respect des gens et de la terre.»

 

La réaction des occupants de la ferme du Chêne à Ansac-sur-Vienne ne s'est pas fait attendre. Jeudi soir s'est tenue une réunion publique qui a regroupé une cinquantaine de personnes. Et c'est hier en fin d'après-midi que la décision a été prise: non seulement Virginie Filleul, Laurent Fouquet et Hervé Legrand resteront au-delà des huit jours autorisés par la loi (voir CL d'hier), mais ils appellent à «une mobilisation massive pacifiste du site» à partir du 25 juin. Ils ont également prévu la création d'un comité de soutien dans les jours à venir. Pascal Laurent, porte-parole de la section charentaise de la Confédération paysanne, soutient la démarche: «Ce sont des gens qui veulent travailler et qui s'engagent à respecter les usages locaux. Il semble naturel que des terres agricoles non exploitées servent pour l'agriculture.» A titre personnel, il ne garantit pas sa présence assidue sur le site: «Ce n'est pas évident. Je suis producteur ovin, et mes exploitations demandent beaucoup de travail en ce moment. J'apporte mon soutien moral, et le comité départemental soutiendra les acteurs dans la mesure du possible.»

«C'est l'été. Ça peut devenir un grand terrain de camping ici.» Le ton est donné. La réflexion émane d'un adhérent de la Confédération paysanne. Hier encore, comme ce militant, ils ont été plusieurs dizaines à soutenir les trois occupants de la ferme du Chêne à Ansac (1), alors que le délai accordé par la justice pour qu'ils quittent les lieux expire ce soir jeudi (lire CL du 20 juin).

Virginie Filleul, Laurent Fouquet et Hervé Legrand sont clairs: pas question de partir. Depuis quelques jours ils ont annoncé la couleur, appelant à une occupation massive et pacifiste des lieux. Hier, à l'occasion d'une conférence de presse sur place qui a bien moins mobilisé qu'il y a deux semaines, ils en ont précisé les contours, annonçant avoir fait appel de la décision de justice. D'ores et déjà, ils ont prévu d'organiser, les 18, 19 et 20 juillet prochain, un festival de théâtre et de musique. Des troupes ont déjà été contactées. Différentes animations autour des activités agricoles de la ferme devraient s'ajouter au programme, de même qu'une restauration. Bio, bien sûr.

Des points «incompréhensibles»

Ce festival a vocation à être un moment marquant de l'occupation du site. Les trois occupants, déjà rejoints par des amis, attendent beaucoup de la journée de vendredi et de l'arrivée d'autres sympathisants. Déjà, les soutiens locaux se sont renforcés. C'est le cas de la Confédération paysanne, à leurs côtés depuis le départ. Pascal Laurent, son porte-parole en Charente, a annoncé que le mouvement allait recevoir le soutien des instances régionales et nationales de l'organisation.

Les occupants ont aussi multiplié les mails, les courriers et les appels en direction du monde politique. En plus des maires du secteur qui soutiennent l'occupation de ces terres agricoles, les occupants ont affirmé hier devant leur public avoir reçu le soutien du député Jérôme Lambert. Ils ont réaffirmé à la fois leurs valeurs et ont justifié leur action, soulevant plusieurs points «incompréhensibles», estiment-ils, du dossier. Alors qu'Edisit affirme avoir cessé depuis quatre ans de travailler sur un projet de centre d'enfouissement à cet endroit, «pourquoi ne pas laisser les gens faire de l'agriculture dessus», s'interrogent-ils notamment. «On n'est pas là pour squatter. Ce qu'on veut, c'est travailler, gagner notre vie, ne pas dépendre d'aides de l'Etat», ont-ils répété.

Tous trois ont déjà débuté leurs activités agricoles: production de blé pour un boulanger bio, de plantes aromatiques et médicinales, production de fromages de chèvre, élevage de poules pondeuses. Ils ont annoncé hier qu'un apiculteur allait se joindre à eux. Un maraîcher et un éleveur de brebis allaitantes seraient sur les rangs. Une trentaine d'hectares, sur les soixante-cinq du domaine, sont déjà utilisés.

Les sympathisants concrétiseront leur participation à l'occupation pacifique en les aidant à remettre en valeur le lieu, et en état les bâtiments. Le projet d'une ferme pédagogique a aussi été évoqué, de même que la création d'une association pour soutenir les projets qui verraient le jour sur la ferme, qu'ils soient agricoles, culturels ou concernant les méthodes alternatives pour le traitement des déchets. «Il y a beaucoup de gens qui comprennent ce qu'on fait, qui sont d'accord avec ce qu'on fait. Plus on sera nombreux, mieux ça sera. Vendredi matin, les CRS peuvent être là», n'a pas oublié Virginie Filleul.

Une extrémité à laquelle ne voudrait pas arriver Pascal Laurent. Le porte-parole de la Confédération paysanne a appelé à l'organisation d'une table ronde avec tous les acteurs. «Il faut qu'on en parle avant que les choses s'enveniment», estime-t-il. Il pourrait y avoir urgence.

 
Philippe ANDREOULIS pour la Charente libre
 
 

Voeux du Maire

Par Madeleine NGOMBET :: 18/01/2008 à 21:08 :: Actualite locale

 

L'ADIEU AUX URNES DU MAIRE DE CONFOLENS
 
 
Jaurès est décidément à la mode. Tant à l'Elysée qu'à la mairie de Confolens. C'est sur une citation de l'emblématique leader socialiste qu'Hervé Devillemandy a clos la cérémonie des vœux d'hier soir à la salle du Moulin. La dernière cérémonie du maire de Confolens qui a décidé de ne pas se représenter après treize années de mandat: «Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remord pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.»

Dans la salle, une large assistance. Parmi laquelle, à coup sûr, son successeur. Jean-Louis Dutriat, l'un de ses adjoints, conseiller général et candidat déclaré, était là, ainsi que la candidate socialiste et conseillère régionale Madeleine Ngombet. Les deux élus conduiront une liste le 9 mars prochain en vue de succéder à Hervé Devillemandy.


Dernière réunion informelle

Le maire sortant n'est pas pour autant entré dans la bataille. C'est en «sage» regardant la mêlée avec un certain recul qu'il est apparu. Tout juste a-t-il déclaré, après un coup de chapeau à son équipe municipale actuelle, que «de nombreux éléments de cette équipe repartent pour un nouveau mandat. Ils ont toute ma confiance.» Une confiance qu'il a pu leur redire dans la discrétion de l'après-cérémonie.

Hervé Devillemandy a réuni une dernière fois ses conseillers à la mairie, de manière informelle. Car il n'y aura même pas de dernier conseil municipal avant les élections. Tout juste, assurera-t-il, d'ici là, quelques rares assemblées générales. Il sera présent au bal des pompiers, au repas des anciens, à un dépôt de gerbes avec les anciens combattants mais ce sera tout, jure-t-il.


«Un choix éthique»

Pas à l'aise lors des cérémonies officielles, il ne l'était pas non plus hier soir dans ses chaussures neuves.

Cette attitude réservée est celle du maire de Confolens depuis longtemps. Et plus encore depuis qu'il a décidé de ne plus se représenter. «Ce choix je l'assume, parce qu'il correspond à l'éthique que je me fais de la politique. Cette décision n'a pas été prise à la légère mais après une longue réflexion. De la même façon que j'ai toujours refusé un autre mandat que celui de maire, j'ai estimé qu'il était normal de limiter à deux le nombre de mandats.» Hervé Devillemandy veut garder du temps pour lui. Mais pas question encore de dire à quoi il veut l'utiliser.

Avant de quitter la tribune, Hervé Devillemandy a tenu à dire son attachement à sa ville. «Je crois toujours aussi fermement à l'avenir de Confolens.»
 
La Charente Libre Edition du 18.01.2008

Voeux de Madeleine NGOMBET

Par Madeleine NGOMBET :: 16/01/2008 à 21:12 :: Actualite locale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

300 élèves dans la rue à Confolens pour défendre leur BTS

Par Madeleine NGOMBET :: 23/11/2007 à 12:49 :: Actualite locale

 

LYCEENS CITOYENS


 


Aux cris de «BTS supprimé, lycée menacé!», 300 étudiants et lycéens ont défilé hier après-midi à Confolens, promenant leur colère et leurs craintes depuis le lycée Emile-Roux jusqu'à la sous-préfecture, où ils ont été reçus, et à la mairie. Le lycée avait été bloqué dès le matin à partir de 8 heures.

 


Surgissant du cortège, plusieurs banderoles résumaient leur inquiétude: la menace de suppression de la section BTS «comptabilité et gestion des organisations» (CGO). On est loin, là, des mots d'ordre nationaux. Déjà menacé en 2001, puis en 2004, le BTS CGO de Confolens fait partie d'une vaste réflexion, au niveau académique. L'objectif, la réorganisation d'une filière dont les différentes sections ne font pas le plein.

 

«Il y a un nombre important de places vacantes, indique-t-on au rectorat. De l'ordre d'une cinquantaine de places, selon certaines sources. Notre souci, à l'échelle de l'académie, est de voir comment optimiser les moyens.» Dans cette logique, les deux lycées de Confolens et de Civray se retrouvent mis en concurrence. Ils représentent à eux deux, «l'équivalent d'une seule division» estime le rectorat avant d'assurer que «rien n'est tranché. La décision sera prise en mars.»

 


Un BTS déjà menacé deux fois


Cette incertitude a fait bondir les élèves dont certains s'étaient déjà mobilisés il y a trois ans. Lycéens à l'époque, aujourd'hui étudiants en BTS. Et satisfaits d'avoir trouvé une filière au sein de leur établissement. «On en a ras-le-bol. Tous les deux ou trois ans, c'est la même chose» peste Audrey Pelletan, une des étudiantes qui a pris en main le mouvement. Pour les élèves, la menace qui pèse sur la section pourrait, à terme, être fatale à l'établissement. Comptant 513 élèves le lycée perdrait, avec les BTS, trente et un étudiants. Et les moyens qui vont avec. «Si le BTS ferme, le lycée risque de fermer... comme tout à Confolens» soupirent les élèves, qui ont en mémoire l'annonce récente de la fermeture du tribunal.

 La réunion, hier matin, avec la direction de l'établissement, ne les a pas rassurés. Le proviseur, Mario Bodin, ne cachait pas son agacement alors «qu'aucune décision n'a été prise. Il faut laisser les instances travailler» estime-t-il. «J'ai donné les indices (ndlr: aux services du rectorat) pour dire que notre BTS fonctionne bien» poursuit-il. «On pense qu'on a des arguments à faire valoir d'une autre façon», ajoute son adjoint, Pascal Maillou.


Une position qui ne convainc pas les parents. Les présidentes des deux fédérations de parents d'élèves, Dominique Nicolas pour la FCPE et Odile Morand pour la PEEP se sont jointes au cortège. Même chose pour Jean-François Duvergne, parent d'élève et maire d'Exideuil, qui a manifesté ceint de l'écharpe tricolore. «Il nous semble logique de défendre nos enfants» estiment-ils, révoltés aussi de voir Confolens mis en concurrence avec Civray. Car à terme, l'une des deux villes perdra sa section BTS.

Une délégation a pu exprimer ces inquiétudes à Cécile Marie Langlet, sous-préfet de Confolens. «On lui a exposé les faits, elle nous a écoutés, ont expliqué les étudiants à leur sortie. Je pensais qu'elle aurait pu dire qu'elle nous comprenait» avoue, déçue, Audrey Pelletan.

En fin d'après-midi, les élèves ont décidé de reconduire le mouvement ce matin, et de demander audience au maire, Hervé Devillemandy, à la conseillère régionale Madeleine Ngombet et au président de la communauté de communes, Guy Traumat. Dès lundi, ils retourneront en classe. «On ne fait pas ça pour louper des cours! On veut montrer qu'on est raisonnable», ajoute Marie, élève en terminale S.
 
Philippe andréoulis Charente Libre Edition du 23 Novembre 2007
 
 
 

Le Tribunal de Confolens

Par Madeleine NGOMBET :: 22/11/2007 à 21:26 :: Actualite locale

 

 

Le Tribunal de Confolens

Un service public de moins sur le territoire


Le tribunal de confolens c’est:


  • Un bâtiment et une concierge mis à la disposition du ministère de la Justice par la commune de Confolens.

  • un lieu
  1. pour recevoir les consultations juridiques gratuites des avocats (une fois par mois) qui drainent pourtant un public important qui s’ajoute, vu le besoin d’informations aux nombreuses demandes adressées chaque jour au tribunal et plus exactement aux employées qui s’y trouvent à temps complet et répondent aux demandes de ceux qui téléphonent ou se déplacent pour avoir un renseignement.
  2. pour des conciliateurs de Justice, rattachés au canton et qui faisaient homologuer les accords qu’ils parvenaient à concrétiser entre les parties par le tribunal d’instance de leur canton ?

  • une juridiction de proximité supposée être plus accessible du justiciable et avait aussi des compétences pénales pour les petites infractions,

  • une juridiction civile (référé et fond) qui traite environ 200 dossiers par an auxquels s’ajoutent les injonctions de payer (environ 280 par an) et une juridiction pénale (tribunal de police et juge rendant des ordonnances pénales) qui traite environ 110 dossiers par an, ces ‘’juridictions’’ étant composée du même juge mais le tribunal de police exigeant en outre la présence d’un représentant du Parquet (officier du ministère public ou procureur),

  • un tribunal paritaire des baux ruraux (les assesseurs sont élus et siègent avec le juge d’instance or, il y a bien une spécificité du confolentais en matière d’agriculture),

  • des saisies rémunérations pour un volume important (environ 250 dossiers) avec par exemple plus de 140 000 euros répartis en 2006 c’est-à-dire reçus par le greffe des employeurs et distribués par ce même greffe aux créanciers),

  • la gestion du contentieux électoral

  • un service des tutelles majeurs et mineurs très important : 450 dossiers en cours pour les majeurs et environ 300 décisions par an, 150 dossiers en cours pour les mineurs et 40 ordonnances par an environ;

  • l’enregistrement des déclarations et la gestion des PACS,

  • les warrants agricoles, etc

Précisons enfin que le tribunal, outre un juge, c’est des assesseurs, des procureurs et aussi en permanence et à temps plein un greffier et un employé de greffe



Quid de l'accès à la justice de proximité dans le Confolentais?

Quid du personnel? Des concessions que devra faire l'état ainsi que leur coût?

Quid du bâtiment?


Quant à la maison de la justice et du droit, proposée par l'actuel conseil municipal, cela n’engage que ceux qui y croient !!! De la fumée.

 

 

Le président de l'office n'est pas un touriste

Par Madeleine NGOMBET :: 22/11/2007 à 9:25 :: Actualite locale

 

 

 

 Le président de l'office n'est pas un touriste

 

 

 
Toulouse-Limoges, ce n'est pas loin. Alors j'en ai profité pour revenir trois quatre jours ici.» Pascal Becker ne voyage pas avec la même échelle des distances que tout le monde. Dimanche, il a quitté Lesterps. Direction Limoges puis Paris, avant New York. De là-bas, il garde un œil sur l'office de tourisme syndicat d'initiative (Otsi) du Confolens qu'il préside depuis 2005 et dont l'avenir va se discuter la semaine prochaine, lors de la réunion du conseil communautaire du Confolentais (lire encadré). Car si le président de l'Otsi est un grand voyageur, ce n'est pas un «touriste».

A 45 ans, son parcours se dessine sur une mappemonde avec un point d'ancrage: la Charente limousine. Sa femme, leurs deux enfants et lui y ont débarqué il y a dix ans. Il dirigeait à l'époque des chantiers en région parisienne. Elle est «nez» dans une entreprise qui crée pour les grands parfumeurs. «On rêvait d'un endroit nature.» Avec de la famille dans le Pays basque et à Paris, il fallait un lieu à mi-chemin. «On est tombé sous le charme du coin.» C'était en 1997. L'année de tous les changements pour la famille Becker.
 
Avant même la signature de l'acte d'achat, son épouse doit s'exiler à New York pour son travail. Pascal Becker saisit l'opportunité de changer de vie. Le couple et les deux enfants de 3 et 5 ans franchissent l'Atlantique. «Je ne parlais pas l'anglais. Le matin, j'amenais les enfants à l'école et je partais vite prendre des cours.»
Pascal Becker fait des études de commerce et décroche un boulot au sein d'une multinationale américaine spécialisée dans les télécoms. «On revenait une à deux fois par an. On campait dans la maison, on la rénovait petit à petit.» Un avantage à leur situation: jamais on ne les a traités de «Parigots». «On nous appelait "les Américains", sourit-il. Pour nous, c'était très important d'avoir cette maison à Lesterps. C'était un lieu de rencontres. Petit à petit, on a découvert toutes les richesses de la région.»

«Envie de faire un break»

Fin 2003 début 2004, la guerre en Irak change la donne aux Etats-Unis, les relations franco-américaines se tendent. «J'avais envie de faire un break, assure le globe-trotter. Mais on voulait aussi que les enfants expérimentent autre chose que la vie à New York.» Le destin fait bien les choses. Pascal Becker apprend par hasard que le restaurant de Lesterps est à vendre. «J'avais trois ou quatre jours pour faire une offre avant la décision du tribunal. On a réfléchi à deux mille à l'heure.» Tout bascule. «J'ai toujours aimé faire la cuisine, recevoir. On s'est jeté à l'eau.» Mme Becker retourne travailler à Paris, les deux enfants découvrent le collège de Confolens, après le lycée français de New York.Pascal Becker rouvre le bar, puis le restaurant. Quelques mois plus tard, il prend contact avec l'office de tourisme pour préparer sa prochaine saison. L'association est en plein bouleversement.
 
Il accepte de rentrer au conseil d'administration et se retrouve président. «J'aime bien faire plusieurs choses à la fois. Et pour ma stabilité, j'ai besoin de ces trois piliers que sont la vie de famille, la vie professionnelle et la vie sociale.» Pascal Becker se donne dans le resto comme dans l'Otsi. L'office se redresse. Et au bout de deux ans, le resto est une belle affaire. «Mais pour la vie de famille, c'était difficile. Il fallait que je tourne la page.»

Le destin s'en mêle: «On a redemandé à mon épouse de repartir à New York pour son boulot.» Fin 2006, femme et enfants retraversent l'Atlantique. Le temps de céder son affaire, Pascal Becker les suit début 2007.
Depuis, il planche à la création d'une société de conseil et de communication multimédia dans le domaine du parfum. Même s'il reconnaît avoir «la bougeotte», il sait que «le cœur de [leur] vie, c'est [leur] maison ici.» De New York, il veille à la fois sur sa maison et ses bois, et sur l'Otsi. «Grâce aux moyens de communication modernes, la planète s'est rétrécie. C'est ce qui me permet de garder le lien avec l'office.» Son poste, Pascal Becker avait pourtant songé logiquement l'abandonner. On lui a demandé de rester. Ce n'est sans doute pas pour lui déplaire.
 
La Charente libre Edition du 22 novembre 2007

Les petits tribunaux charentais rayés de la carte

Par Madeleine NGOMBET :: 20/10/2007 à 15:08 :: Actualite locale

 

 


Lors de sa visite au tribunal d'Angoulême, Rachida Dati n'avait soufflé mot de sa réforme



Disparition des tribunaux d'instance de Confolens, Ruffec, Barbezieux et du tribunal de commerce de Cognac en 2009, création en mars prochain d'un pôle d'instruction à Périgueux dont dépendra la Charente..., la nouvelle carte judiciaire a été dévoilée hier à Pau par Rachida Dati, garde des Sceaux.

 

 La Charente n'est pas épargnée par cette nouvelle «organisation judiciaire» des ressorts de la cour d'appel de Bordeaux. Si la suppression des tribunaux d'instance de Ruffec et Barbezieux était pressentie, il y a trois surprises de taille: la fermeture de Confolens, celle de la juridiction économique de Cognac et surtout la création du pôle d'instruction à Périgueux qui déshabille sérieusement la justice charentaise. Rien n'est encore décidé pour les prud'hommes.


Cette nouvelle organisation recompose complètement le paysage judiciaire du département.

  1. Angoulême qui garde son tribunal correctionnel et sa cour d'assises, hérite de l'activité de Ruffec et Confolens.
  2. Cognac conserve son tribunal d'instance «renforcé» par le rattachement de Barbezieux. Concernant les personnels qui voient leur lieu de travail disparaître, la ministre de la Justice a annoncé un «plan d'accompagnement» et la mise en place dès la semaine prochaine d'une mission carte judiciaire. L'annonce par Rachida Dati de ce qui se nomme encore «un projet de schéma d'organisation» semble bien définitive, sans conditionnel et avec un échéancier très précis. Tout juste une prudence de forme pour lancer son discours. «La réforme de la carte judiciaire s'est engagée le 27 juin dernier dans la concertation. Elle se mettra en place dans la concertation.»


«Une caricature de réforme»


Ces propos font bondir plusieurs élus charentais qui dénoncent «une absence totale de concertation» avec la ministre pourtant venue à Angoulême le 5 octobre prendre le pouls et rencontrer les professionnels de la justice. Une réunion avait même été organisée avec le préfet de la Charente et le procureur général près de la cour d'appel de Bordeaux.

 

Jérôme Lambert, député PS, est «scandalisé». «Ces décisions, c'est n'importe quoi. On nous avait promis une concertation, c'est tout le contraire qui s'est produit.»

Jean-Claude Viollet, autre député PS, est aussi très en colère. Il fustige «une caricature de réforme». «On nous avait associés à un comité consultatif et je remarque qu'aucune de nos préconisations n'a été entendue.» Pour lui, les décisions de Rachida Dati sont «en complet décalage avec la réalité du territoire». «Un tribunal d'instance ce sont les tutelles, les contrats, les conflits de voisinage… Il faudra maintenant faire 50 km pour régler ces démarches, c'est insensé.»

 

Du côté des élus des communes touchées, René Vignerie, maire de Barbezieux, estime que la fermeture du tribunal de sa ville «n'est pas une surprise, dans la mesure où toutes les conditions étaient réunies pour une fermeture sans déplacement de personnel». Il déplore que l'on «se prive d'un tribunal de proximité qui faisait un bon boulot, entre autres en matière de prévention», et regrette plus généralement les mutations d'un service public «qui bientôt ne pourra plus servir qu'à ceux qui auront la possibilité de se déplacer».

 

 Hervé Devillemandy, le maire de Confolens, est plus incisif. «La Charente est le parent pauvre de la justice. C'est déplorable. Le manque de concertation ne m'étonne guère de la part de ce gouvernement.»

Le maire imagine mal des manifestations pour demander le maintien du tribunal de Confolens mais il a décidé d'agir immédiatement. Hier soir, il a demandé à son conseil municipal de s'engager sur le principe de création d'une maison de la justice et du droit en lieu et place du tribunal condamné. «Si toutes les reformes sont comme ça, je ne sais pas ce qui va rester dans nos communes rurales...»

Charente libre Edition du 20 octobre 2007

 

 

L'abattoir de Confolens entame sa mue

Par Madeleine NGOMBET :: 22/09/2007 à 9:08 :: Actualite locale

 

 

 

Par 37 voix pour, 2 contre et 2 nuls, les 41 élus présents jeudi soir à la réunion du conseil de la communauté de communes du Confolentais (CCC) ont accepté le transfert du centre d'abattage de Confolens à la CCC. Une décision qui n'est guère une surprise, tant le dossier avait été préparé et débattu. Mais l'ampleur du vote a tout de même réconforté Guy Traumat. Le président de la cCc et maire d'Esse ne cachait pas sa satisfaction à l'issue d'un scrutin qui s'est déroulé à bulletins secrets. «C'est un vote réconfortant. J'y vois une confiance et un attachement réel à un équipement qui est déjà bien inscrit dans le paysage.»


Le terrain, il est vrai, avait été bien préparé par son premier vice-président, Roland Lhomme. Maniant les chiffres aussi bien que le discours, le maire d'Epenède a présenté à ses collègues des projections sur les cinq prochaines années qui ne cachaient rien de la réalité. Les élus qui faisaient partie de la commission chargée de plancher sur le sujet avaient d'ailleurs choisi de se baser sur les pires hypothèses.

 


Quatre millions en trois ans et trois ans de déficit:


L'engagement financier n'est, il est vrai, pas négligeable: 4 millions d'euros en trois tranches (2.409.933 euros en 2008, 687.054 euros en 2010 et enfin 877.984 en 2012). Conséquence des bouleversements attendus et des investissements réalisés, les prochaines années risquent d'être difficiles, avec au moins trois années de lourd déficit. Mais «il ne faut pas se lamenter», a prévenu Roland Lhomme. «On a privilégié la voie prudente. On aurait pu équilibrer les comptes artificiellement.» Avec cette vision pessimiste de l'avenir, les résultats de l'abattoir seront dans le rouge jusqu'en 2011, avec un retour à l'équilibre espéré en 2012. «Personnellement, je pense qu'on arrivera à des résultats meilleurs.» D'autant plus que les tonnages pris en compte, notamment pour 2012, sont inférieurs à ce pour quoi le nouvel équipement a été calibré, c'est-à-dire 11.000 tonnes.

 

Un tonnage confirmé par les engagements pris par les principaux clients de l'abattoir une fois que l'établissement aura été mis aux normes. Avant même le vote de jeudi, la préparation de la transformation de l'abattoir a bien avancé.

 

Le dossier a été assuré par la municipalité de Confolens, qui s'est par ailleurs engagée à apporter sa pierre à l'édifice, à hauteur de 250.000 euros. La commune a également promis d'apurer le passif de l'équipement et de prendre en charge durant les trois prochaines années le salaire du directeur. C'est dans ces conditions qu'au 1er janvier, «nous prenons en charge l'abattoir, avec les risques», a résumé Guy Traumat.

 

Restera à déterminer le mode de gestion. La régie intercommunale et la SEM (société d'économie mixte) sont les deux formules privilégiées. Pour que la prise de compétence soit effective au 1er janvier, les communes de la CCC doivent se prononcer sur les nouveaux statuts de l'abattoir avant la fin de l'année. Ces derniers doivent être adoptés par la moitié au moins des communes représentant les deux tiers de la population.

 

La charente libre Edition du 22 septembre 2007

Inauguration de la nouvelle école primaire de Confolens

Par Madeleine NGOMBET :: 09/07/2007 à 10:28 :: Actualite locale

 

 

 

Qui est l'intrus?

 

Vive l'école publique, vive l'école de la République.» Le message est passé samedi à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle école primaire Pierre-et-Marie-Curie, place Maurice-Croislebois à Confolens.

Hervé Devillemandy, le maire de la cité limousine, puis le président du conseil général, Michel Boutant ont présidé la cérémonie à laquelle assistaient Philippe Carrière, inspecteur d'académie, Madeleine Ngombet conseillère régionale, Henri de Richemont sénateur, Jérôme Lambert député, les conseillers généraux Jean-Louis Festal et Jean-Louis Dutriat, conseillers municipaux, enseignants et de très nombreuses familles confolentaises.


Les cent soixante-dix-sept enfants qui revêtaient tous un tee-shirt au nom de leur école se souviendront de cette veille de vacances. L'école, ils la connaissent déjà bien puisqu'ils y ont fait leur rentrée en janvier 2006. Depuis, ils peuvent s'y épanouir dans d'excellentes conditions grâce à des équipements modernes et de qualité. Il ne manquait que l'inauguration officielle qui a eu lieu au moment du départ de leur institutrice et directrice Yvette Barrier.


Une enveloppe de 5 millions d'euros


La Marseillaise, puis un chant «La Croisade des enfants» contre la guerre qui fait mal aux enfants, puisé dans le répertoire de Jacques Higelin avec quelques mots marquants: «Je suis trop petit pour me prendre au sérieux, trop sérieux pour faire le jeu des grands» ont été chantés par les écoliers. Ils y ont mis tout leur cœur. Une plaque a ensuite été dévoilée, un ruban tricolore coupé par le maire, avant que le panneau signalétique portant mention de l'association «Courir pour Curie, Courir pour la vie» ne soit découvert par son président Dominique Ancelin et deux enfants: Pierre Boulanger et Marie Gillis.

 

Au total la municipalité aura engagé 5 millions d'euros pour la réalisation de cette école, dont le projet avait déjà débuté sous la mandature de Jean Reyrat. Il a fallu aussi aménager les abords et en partenariat avec le Département construire un espace de restauration et une chaufferie au bois, communes avec le collège. Le tout subventionné à 50% Tous les élus se sont exprimés à tour de rôle, la mutualisation des efforts de chacun des partenaires a été porteuse. Le moment a même été qualifié «d'historique».


Un choix qui permet désormais aux enseignants de travailler dans de bonnes conditions, aux enfants de s'épanouir dans un environnement exceptionnel. «Une volonté politique qui s'appuie sur les valeurs de la République, c'est aussi ça l'école publique» a souligné Hervé Devillemandy.


Un buffet servi dans la cour a permis de continuer d'échanger sur cette journée exceptionnelle.


Annie Grandjean

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