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Cent soixante-neuf voix contre 101 à son challenger de Courcôme Michel Duchiron. Jean-Michel Bolvin, maire de Saint-Amand-de-Montmoreau, conseiller général, a été élu samedi matin à La Rochefoucauld nouveau président de l'Association des maires de Charente au cours d'une assemblée générale un peu avancée dans l'année pour se rapprocher le plus possible des récentes élections et intégrer les nouveaux élus du département.Jean-Michel Bolvin succède à Marie-France Michaud qui ne s'est pas représentée lors des dernières municipales de mars. Sa première initiative a été de proposer le poste de premier vice-président à son challenger battu puis de proposer la présidence d'honneur à l'ancien maire de Trois-Palis qui a présidé aux destinées de l'association pendant treize ans. Histoire de rester fidèle à son discours de candidature. «Si dans certaines enceintes la politique a toutes ses lettres de noblesse, ici la noblesse c'est de ne pas faire de politique.»Un test pour les sénatorialesDifficile d'appliquer le principe à la lettre à quelques semaines des élections sénatoriales programmées le 21 septembre. Surtout lorsqu'à la tribune de l'association, hormis le préfet, on comptait les deux sénateurs en poste, Henri de Richemont et Philippe Arnaud, candidats à leur propre succession, et le président du conseil général, Michel Boutant, lui aussi en lice pour le Parti socialiste en compagnie de Nicole Bonnefoy.Alors que la droite est en pleine déconfiture dans le département, sonnée depuis le résultat des régionales, des cantonales, des législatives et, pour compléter le tableau, depuis les municipales, Jean-Michel Bolvin avait aussi besoin de se rassurer. De jauger ses capacités à séduire les grands électeurs que sont, entre autres, les maires. Les délégués des communes seront désignés le 27 juin.«Aujourd'hui élu président de l'association des maires de Charente [360 des 404 communes y adhèrent, NDLR], je ne me projette pas sur l'avenir. Mais c'était un test», concède Jean-Michel Bolvin, prudent. C'est une indication, pas forcément positive. En Charente, la droite est sinistrée. Quand Michel Boutant va se réveiller, il aura déjà 300 voix acquises grâce aux villes comme Angoulême, Cognac, Jarnac, Barbezieux, Ruffec…»Un test qui a porté sur 270 voix de communes pour la plupart rurales quand 1.087 délégués sont appelés à désigner les sénateurs. Mais un test essentiel. «Si j'avais été battu, cela aurait voulu dire beaucoup plus», reconnaît Jean-Michel Bolvin, conforté dans sa décision. Il sera candidat. «J'irai, même sans l'investiture UMP.» Et puis il lâche en tournant les talons: «L'investiture, je ne me fais pas beaucoup d'illusions.»Jean-Michel Bolvin devrait être fixé ce lundi. C'est aujourd'hui que la commission d'investiture de l'UMP doit entériner les candidatures et les accords, y compris avec le MoDem. Au nom de quoi l'UMP ne doit donner l'investiture en Charente qu'à Henri de Richemont pour laisser la deuxième place à Philippe Arnaud (MoDem).C'est pourquoi Jean-Michel Bolvin compte davantage sur «l'homme qui peut jouer un peu» ou sur «le réflexe charentais de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier».Charente libre.com