Jaurès est décidément à la mode. Tant à l'Elysée qu'à la mairie de Confolens. C'est sur une citation de l'emblématique leader socialiste qu'Hervé Devillemandy a clos la cérémonie des vœux d'hier soir à la salle du Moulin. La dernière cérémonie du maire de Confolens qui a décidé de ne pas se représenter après treize années de mandat: «Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remord pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.»
Dans la salle, une large assistance. Parmi laquelle, à coup sûr, son successeur. Jean-Louis Dutriat, l'un de ses adjoints, conseiller général et candidat déclaré, était là, ainsi que la candidate socialiste et conseillère régionale Madeleine Ngombet. Les deux élus conduiront une liste le 9 mars prochain en vue de succéder à Hervé Devillemandy.
Dernière réunion informelle
Le maire sortant n'est pas pour autant entré dans la bataille. C'est en «sage» regardant la mêlée avec un certain recul qu'il est apparu. Tout juste a-t-il déclaré, après un coup de chapeau à son équipe municipale actuelle, que «de nombreux éléments de cette équipe repartent pour un nouveau mandat. Ils ont toute ma confiance.» Une confiance qu'il a pu leur redire dans la discrétion de l'après-cérémonie.
Hervé Devillemandy a réuni une dernière fois ses conseillers à la mairie, de manière informelle. Car il n'y aura même pas de dernier conseil municipal avant les élections. Tout juste, assurera-t-il, d'ici là, quelques rares assemblées générales. Il sera présent au bal des pompiers, au repas des anciens, à un dépôt de gerbes avec les anciens combattants mais ce sera tout, jure-t-il.
«Un choix éthique»
Pas à l'aise lors des cérémonies officielles, il ne l'était pas non plus hier soir dans ses chaussures neuves.
Cette attitude réservée est celle du maire de Confolens depuis longtemps. Et plus encore depuis qu'il a décidé de ne plus se représenter. «Ce choix je l'assume, parce qu'il correspond à l'éthique que je me fais de la politique. Cette décision n'a pas été prise à la légère mais après une longue réflexion. De la même façon que j'ai toujours refusé un autre mandat que celui de maire, j'ai estimé qu'il était normal de limiter à deux le nombre de mandats.» Hervé Devillemandy veut garder du temps pour lui. Mais pas question encore de dire à quoi il veut l'utiliser.
Avant de quitter la tribune, Hervé Devillemandy a tenu à dire son attachement à sa ville. «Je crois toujours aussi fermement à l'avenir de Confolens.»
La Charente Libre Edition du 18.01.2008