Calendrier

« Août 2008
LunMarMerJeuVenSamDim
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Madeleine NGOMBET

Madeleine NGOMBET Avec énergie, volonté, justice, solidarité et enthousiasme, agissons ensemble pour Confolens demain. confolens2008@orange.fr

Catégories

Image du jour

Derniers billets

Musique Midi du jour

Pages

Compteurs

Liens

Le président de l'office n'est pas un touriste

Par Madeleine NGOMBET :: 22/11/2007 à 9:25 :: Actualite locale

 

 

 

 Le président de l'office n'est pas un touriste

 

 

 
Toulouse-Limoges, ce n'est pas loin. Alors j'en ai profité pour revenir trois quatre jours ici.» Pascal Becker ne voyage pas avec la même échelle des distances que tout le monde. Dimanche, il a quitté Lesterps. Direction Limoges puis Paris, avant New York. De là-bas, il garde un œil sur l'office de tourisme syndicat d'initiative (Otsi) du Confolens qu'il préside depuis 2005 et dont l'avenir va se discuter la semaine prochaine, lors de la réunion du conseil communautaire du Confolentais (lire encadré). Car si le président de l'Otsi est un grand voyageur, ce n'est pas un «touriste».

A 45 ans, son parcours se dessine sur une mappemonde avec un point d'ancrage: la Charente limousine. Sa femme, leurs deux enfants et lui y ont débarqué il y a dix ans. Il dirigeait à l'époque des chantiers en région parisienne. Elle est «nez» dans une entreprise qui crée pour les grands parfumeurs. «On rêvait d'un endroit nature.» Avec de la famille dans le Pays basque et à Paris, il fallait un lieu à mi-chemin. «On est tombé sous le charme du coin.» C'était en 1997. L'année de tous les changements pour la famille Becker.
 
Avant même la signature de l'acte d'achat, son épouse doit s'exiler à New York pour son travail. Pascal Becker saisit l'opportunité de changer de vie. Le couple et les deux enfants de 3 et 5 ans franchissent l'Atlantique. «Je ne parlais pas l'anglais. Le matin, j'amenais les enfants à l'école et je partais vite prendre des cours.»
Pascal Becker fait des études de commerce et décroche un boulot au sein d'une multinationale américaine spécialisée dans les télécoms. «On revenait une à deux fois par an. On campait dans la maison, on la rénovait petit à petit.» Un avantage à leur situation: jamais on ne les a traités de «Parigots». «On nous appelait "les Américains", sourit-il. Pour nous, c'était très important d'avoir cette maison à Lesterps. C'était un lieu de rencontres. Petit à petit, on a découvert toutes les richesses de la région.»

«Envie de faire un break»

Fin 2003 début 2004, la guerre en Irak change la donne aux Etats-Unis, les relations franco-américaines se tendent. «J'avais envie de faire un break, assure le globe-trotter. Mais on voulait aussi que les enfants expérimentent autre chose que la vie à New York.» Le destin fait bien les choses. Pascal Becker apprend par hasard que le restaurant de Lesterps est à vendre. «J'avais trois ou quatre jours pour faire une offre avant la décision du tribunal. On a réfléchi à deux mille à l'heure.» Tout bascule. «J'ai toujours aimé faire la cuisine, recevoir. On s'est jeté à l'eau.» Mme Becker retourne travailler à Paris, les deux enfants découvrent le collège de Confolens, après le lycée français de New York.Pascal Becker rouvre le bar, puis le restaurant. Quelques mois plus tard, il prend contact avec l'office de tourisme pour préparer sa prochaine saison. L'association est en plein bouleversement.
 
Il accepte de rentrer au conseil d'administration et se retrouve président. «J'aime bien faire plusieurs choses à la fois. Et pour ma stabilité, j'ai besoin de ces trois piliers que sont la vie de famille, la vie professionnelle et la vie sociale.» Pascal Becker se donne dans le resto comme dans l'Otsi. L'office se redresse. Et au bout de deux ans, le resto est une belle affaire. «Mais pour la vie de famille, c'était difficile. Il fallait que je tourne la page.»

Le destin s'en mêle: «On a redemandé à mon épouse de repartir à New York pour son boulot.» Fin 2006, femme et enfants retraversent l'Atlantique. Le temps de céder son affaire, Pascal Becker les suit début 2007.
Depuis, il planche à la création d'une société de conseil et de communication multimédia dans le domaine du parfum. Même s'il reconnaît avoir «la bougeotte», il sait que «le cœur de [leur] vie, c'est [leur] maison ici.» De New York, il veille à la fois sur sa maison et ses bois, et sur l'Otsi. «Grâce aux moyens de communication modernes, la planète s'est rétrécie. C'est ce qui me permet de garder le lien avec l'office.» Son poste, Pascal Becker avait pourtant songé logiquement l'abandonner. On lui a demandé de rester. Ce n'est sans doute pas pour lui déplaire.
 
La Charente libre Edition du 22 novembre 2007
Mieux Vivre A Confolens - Blog créé avec ZeBlog