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L'hôpital de Confolens sauve sa peau
C'est une bonne nouvelle non?» Hervé Devillemandy, le maire de Confolens, avait le sourire hier. A quelques heures du conseil d'administration de l'hôpital, il n'était pas mécontent de brandir un courrier émanant de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de Poitou-Charentes, confirmant que Confolens venait de voir son projet retenu dans le cadre du plan Hôpital 2012. En clair, si le projet franchit les autres étapes avec le même succès, la ville a de bonne chance de pouvoir inaugurer un hôpital tout neuf, «au mieux en 2012», précise sa directrice, Catherine Robic.
Pour Confolens, cette première étape était capitale pour la survie de son établissement de soins. Mais elle n'est pas une assurance sur l'avenir. «Nous sommes sélectionnés, mais il faut aussi que l'hôpital soit en capacité financière d'assumer ce plan», rappelle Catherine Robic, principal artisan de cette première réussite, qui n'hésite pas à endosser l'habit de rabat-joie, par prudence.
Au moins 20 millions d'euros Ou lucidité.
«Si en 2008 ou 2009 nous ne pouvons pas assumer notre part, le projet sera retiré». L'hôpital peut espérer une subvention de 50% de l'Etat. «Mais cela peut être seulement 30% ou 20%», prévient-elle. «Six projets ont été retenus en Charente, et l'enveloppe de subventions est de 46,8 millions d'euros». Pour le nouvel hôpital, la note globale s'annonce salée. Pas moins de 20 millions d'euros seront nécessaires.
Pour Hervé Devillemandy, il n'y a pas trente-six solutions. «Soit l'hôpital dégage les fonds correspondants, mais ça n'est pas possible. Soit on emprunte, soit on vend par tranche l'hôpital actuel.» Sans engager la personne qui lui succédera à la tête de la mairie, Hervé Devillemandy voit bien quelques promoteurs privés s'intéresser à ce bâtiment pour y aménager des appartements. «Il y a déjà une aile vide.
Cet argent servirait à amorcer la pompe», pointe le maire. «C'est une nouvelle ère qui s'annonce. Il n'y aura plus cette épée de Damoclès sur nos têtes.» «Le financement ne me fait pas peur», poursuit Hervé Devillemandy, plus préoccupé par le choix de l'emplacement du nouvel hôpital, à définir obligatoirement «avant fin mars 2008».
Des travaux avant fin 2009 sous peine d'exclusion
Trouver un terrain à proximité de la maison de retraite semble être une obligation. «La tutelle s'opposera à toute construction qui ne sera pas contiguë au Pigeonnier», prévient Catherine Robic. Dès hier, Hervé Devillemandy se disait prêt à foncer. «Il faut que tout le monde soit derrière la directrice!».
«On va être vite au pied du mur, parce que là, on n'est pas prêt! Il va falloir être dictatorial», s'amuse-t-il à dire, souhaitant un soutien général.
«L'hôpital n'est ni de droite, ni de gauche. Il faudra faire vite. On ne fera pas de démocratie participative!»
Catherine Robic ne cesse de rappeler cette urgence: «Il faut un premier coup de pelle fin 2009 au plus tard sinon, on peut se faire exclure». Après avoir pris ce dossier à bras-le-corps dès son arrivée, elle n'a pas l'intention de relâcher la pression.
Philippe ANDRéOULIS Charente libre Edition du 26.10.2007