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Nouveau départ pour le centre socioculturel du Confolentais
Patrick Boilet, directeur du centre, mise sur l'intercommunalité pour que son «entreprise» puisse continuer à apporter ses services à la population du territoire
Après l'assemblée générale du centre social, culturel et sportif de Confolens qui vient de se tenir, le directeur Patrick Boilet, en poste depuis 2003, fait le point.
Pourquoi changer de nom?
Patrick Boilet. Afin que notre activité ne soit plus identifiée à une appellation du social, synonyme d'aide à la personne. Pour beaucoup «social» signifie aide aux personnes en difficulté, ce n'est pas notre cas. Nous nous adressons à l'ensemble du public en privilégiant l'approche collective: service aux familles, animation, loisirs socio-éducatifs, aide à la scolarité, intergénérationnel, etc. D'autre part, la proximité géographique et d'appellation avec le centre médico-social provoquait des confusions. A compter du 29 mai, nous opterons pour le nouvel intitulé «centre socioculturel du Confolentais».
Quel rôle votre association joue-t-elle sur le terrain?
P. B. Nous sommes un lieu de mixité sociale largement ouvert à tous les habitants du territoire, avec un projet global qui vise à créer du lien, ouvrir une orientation vers le développement social local à travers l'expression des habitants, de leurs besoins ou des manques constatés du cadre de vie (accueil petite enfance, mobilités, activités au travers de clubs et d'ateliers). Un ensemble qui participe largement au mieux vivre en Confolentais.
Quelles interprétations faites-vous des évolutions sociales?
P. B. Il y a ceux qui pensent que tout va bien, la réalité est tout autre. A l'échelle de notre pays, le chômage et son cortège de conséquences, la modification de la structure familiale, etc., sont autant de facteurs qui influent sur la vie quotidienne des personnes qui sont contentes de trouver des bribes de réponses au centre socioculturel. Mais notre travail ne se substitue pas au rôle essentiel de la famille, nous venons en complémentarité.
Peut-on dire que le centre socioculturel est en bonne santé?
P. B. Effectivement, le bilan financier fait apparaître un solde excédentaire de 12.000 euros, un résultat acquis souvent au prix d'économies de bout de chandelle et à une gestion rigoureuse des financements qui nous sont alloués. Nous sommes une entreprise de 23 salariés (14,5 équivalents temps plein) et nous devons préserver cet emploi. Mais seuls, nous ne pouvons rien, c'est pourquoi le soutien de nos partenaires est indispensable. Il faut ajouter à ce résultat le rôle primordial des bénévoles.
L'intercommunalité est-elle toujours d'actualité?
Plus que jamais. La Caisse d'allocations familiales a engagé un diagnostic territorial en matière d'accueil enfance jeunesse. Il devrait en ressortir un besoin de structure au-delà de la seule ville de Confolens. Nous espérons beaucoup que la concertation avec les élus conduira ces derniers à une prise en compte plus affirmée du besoin des familles car une structure telle que la nôtre offre un attrait supplémentaire à l'installation de nombreux habitants.
Le centre socioculturel du Confolentais compte 576 adhérents (malgré la perte des 60 adhérents de l'école municipale des sports) - en augmentation constante depuis quatre ans avec une activité linguistique qui y est pour beaucoup - 21 clubs ou ateliers avec 391 membres inscrits. A la petite enfance, le nombre d'heures de garde sur la halte est en progression de 8%.
Annie GRANDJEAN