| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | ||||
Avec énergie, volonté, justice, solidarité et enthousiasme, agissons ensemble pour Confolens demain.
confolens2008@orange.fr
Le Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, affirme mardi, dans un interview au Pélerin, qu'il ne fera pas un Revenu de solidarité active (RSA) "au rabais", tout en convenant qu'il n'avait pas reçu l'assurance d'avoir le budget souhaité.
"Ce qui ne peut, à mes yeux, être remis en cause, ce sont les principes du RSA et sa contribution à la réduction de la pauvreté, c'est en cela que je dis que je ne le ferai pas au rabais", affirme Martin Hirsch, soulignant que les discussions au sein du gouvernement sur l'attribution des crédits nécessaires à la généralisation du RSA, estimés entre 2 à 3 milliards, étaient en cours.
Convenant qu'il n'a pas reçu l'assurance d'obtenir cette somme, Martin Hirsch a souligné que c'était "pour cela qu'il se battait".
"Je n'ai jamais avancé masqué, dit-il, ce coût, je l'avais annoncé, j'avais bien insisté sur ce point, pendant la campagne électorale et avant d'être nommé, pour ne tromper personne". "La négociation doit porter non seulement sur le coût du RSA, mais aussi sur la manière dont on le finance", dit-il, ajoutant qu'il faut à la fois garantir aux allocataires de minima sociaux qu'ils vont y gagner durablement chaque fois qu'ils retravaillent et qu'il y aura une équité avec ceux qui sont aujourd'hui pauvres bien que travaillant".
Affirmant "partager sans réserve l'idée qu'il faut réduire les déficits publics", il précise qu'il a proposé "toute une série de pistes pour financer" le RSA, et rappelle qu'il s'agit d'un coût "provisoire", car, "une fois le RSA généralisé, plus il y aura de retour à l'emploi, moins il y aura de coût budgétaire". "Je suis venu avec un projet, fruit du travail collectif de syndicalistes, de responsables associatifs, de partenaires sociaux, d'élus de droite comme de gauche, j'en suis le gardien, la ligne est claire!", dit-il.
Il ajoute que, "si on abandonne le RSA", les autres réformes en cours -- service public de l'emploi, formation professionnelle, indemnisation du chômage, contrats aidés -- "seront déséquilibrées". Le Premier ministre François Fillon avait assuré mardi dernier que le projet de RSA n'était pas "enterré", mais qu'il était pour l'instant "trop coûteux".
Selon le Figaro et les Echos mardi, Matignon serait finalement disposé à faire un geste pour le RSA tout en excluant de dépenser de 2 à 3 milliards d'euros pour le généraliser en 2009. Selon les deux journaux, le gouvernement n'excluerait pas que la mise en place du RSA se traduise in fine par un accroissement "d'un milliard d'euros" de l'effort en faveur des plus précaires et des travailleurs pauvres.
Le RSA a été mis en place dans 34 départements et ne concerne que les Rmistes et les bénéficiaires de l'API (allocation parent isolé) qui reprennent un travail, avec en moyenne un gain mensuel moyen de près de 130 euros. Il est destiné à encourager le retour à l'emploi des bénéficiaires de minima sociaux en permettant le cumul des revenus de solidarité et des revenus du travail.
AFP | 08.04.2008 | 13:12